Chaque année, la période de déclaration de revenus est l’occasion de faire le point sur les dépenses qui peuvent alléger votre facture fiscale. Au cœur de ces dispositifs se trouve le crédit d’impôt, un avantage souvent confondu avec la simple réduction ou la déduction. Sa particularité est que, si le montant du crédit d’impôt dépasse celui de votre impôt sur le revenu ou si vous n’êtes pas imposable, l’administration fiscale vous rembourse la différence. C’est donc un puissant levier pour soutenir votre pouvoir d’achat, mais encore faut-il savoir précisément ce qui entre dans son champ d’application. Entre les services à la personne, l’aide à l’enfance et les équipements pour le logement, les possibilités sont nombreuses.
Qu’est-ce qui rentre vraiment dans le crédit d’impôt et comment en profiter pleinement ?-Compte Crédit
Les services à la personne, la principale source de crédit d’impôt
Lorsqu’on parle de crédit d’impôt, l’aide la plus connue et la plus utilisée est sans conteste celle qui concerne l’emploi d’un salarié à domicile. Ce dispositif vise à encourager les services à la personne, que ce soit dans votre résidence principale ou secondaire. Que vous soyez propriétaire ou locataire, actif ou retraité, vous avez droit à cet avantage fiscal. Il s’élève à 50 % des dépenses réellement supportées au cours de l’année après déduction des éventuelles aides que vous avez pu percevoir.
Toutefois, les dépenses considérées sont plafonnées. Le plafond de base est de 12 000 euros par an, mais il peut être majoré en fonction de votre situation familiale (enfants à charge, personne de plus de 65 ans au sein du foyer ou situation de handicap) sans jamais pouvoir dépasser 15 000 euros. Pour un crédit d’impôt maximal, cela peut donc représenter une aide de 7 500 euros.
Les crédits d’impôt pour soutien à la famille et aux personnes
En dehors de l’aide à domicile, le système fiscal français prévoit plusieurs crédits et réductions pour accompagner les familles et les personnes en perte d’autonomie. Ces dispositifs permettent de reconnaître les coûts associés à certaines situations de vie :
- frais de garde d’enfants : si vous faites garder vos enfants de moins de 6 ans à l’extérieur de chez vous (crèche ou assistante maternelle agréée), vous bénéficiez d’un crédit d’impôt. Celui-ci correspond à 50 % des dépenses occasionnées dans la limite de 3 500 euros par enfant ;
- dépendance et hébergement : pour les personnes hébergées en établissement spécialisé (EHPAD, par exemple), une réduction d’impôt est accordée. Elle est égale à 25 % des frais liés à la dépendance et à l’hébergement, avec un plafond de dépenses de 10 000 euros par personne ;
- dons aux associations : vos versements à des organismes d’intérêt général ou reconnus d’utilité publique ouvrent droit à une réduction d’impôt de 66 % du montant du don et même de 75 % pour les organismes d’aide aux personnes en difficulté.
Comment s’assurer de bien bénéficier de vos crédits d’impôt ?
Pour profiter pleinement de ces avantages fiscaux, une bonne déclaration est indispensable. Chaque dépense doit être reportée dans la case correspondante de votre déclaration de revenus (formulaire 2042 RICI). Il est conseillé de bien conserver tous les justificatifs de vos dépenses (factures, attestations fiscales fournies par les organismes, etc.) pendant au moins 3 ans. L’administration fiscale peut vous les demander en cas de contrôle. Pour les services à la personne, assurez-vous que l’activité exercée fait bien partie de la liste officielle définie par le Code du travail. En cas de doute, n’hésitez pas à vous rapprocher de votre centre des impôts.

